Antonio Crespo Foix: Cuerpo y bruma
La Galerie Claude Bernard a le plaisir de présenter pour la première fois l’œuvre
d'Antonio Crespo Foix. Michel Soskine défend l’œuvre d’Antonio Crespo Foix
depuis le début des années 2000, et a exposé à de nombreuses reprises son travail à
l’étranger. Cette exposition Cuerpo y Bruma (Corps et Brume) réunira une sélection
de treize œuvres de différentes époques, donnant une vision d’ensemble de son
travail.
Antonio Crespo Foix naît en 1953 à Valdepeñas, dans la province de Ciudad Real
en Espagne. Après une formation artistique à Valence, il se consacre à la sculpture
et à l’enseignement. Il a développé une œuvre d’une grande poésie, associant de
fines structures métalliques et des éléments végétaux. Son œuvre est caractérisée
par la légèreté, la finesse, la délicatesse, mais aussi l’immatérialité et la fragilité.
Artiste minutieux, il capture dans de fins maillages de fils de fer et d’aiguilles des
têtes de pissenlit et autres végétaux. Ces compositions subtiles confèrent au métal
un aspect aérien et évanescent. Ces sculptures sont le fruit de sa relation avec son
environnement dans La Mancha en Espagne, où il ramasse avec soin les végétaux
sublimés par leur délicat écrin de métal.
Ces enchevêtrements d'éléments métalliques soudés et de matériaux végétaux
comportent en eux-mêmes de nombreuses allusions au monde naturel : nuages,
brouillard, toiles d'araignées, nids d’oiseaux, chrysalides, vent ou autres évocations
oniriques. Les œuvres d’Antonio Crespo Foix peuvent également être perçues
comme des écrins enveloppant et cachant un mystère, abritant des espaces diffus de
brume qui sont peut-être des métaphores de la légèreté humaine elle-même.
Un autre aspect important de l’œuvre d’Antonio Crespo Foix est son utilisation de
la géométrie. Dans ses œuvres, différents polyèdres et formes géométriques
apparaissent transformés, comme les tétraèdres, les octaèdres, les cônes, les
constructions cristallographiques et, surtout, apparaît l'ellipsoïde, qui apparaît à de
nombreuses reprises comme une sorte d'étrange pépinière ou chrysalide.
L'artiste lui-même l’exprime avec ces mots : « Je cherche à provoquer un conflit
avec la géométrie, en essayant de lui faire perdre son caractère froid et rationnel, de
la transformer en quelque chose d'organique et de biologique et qui à son tour
s'imprègne de lectures fantastiques, mystérieuses et poétiques qui transcendent leur
matérialité ».
L’œuvre d’Antonio Crespo Foix a été présentée à de nombreuses reprises dans des
expositions individuelles et collectives, dans des salons d'art contemporain, et est
intégrée dans des collections publiques et privées en Espagne, en Suisse, à Hong
Kong, en Grande-Bretagne, en Italie, en Belgique etc.
